[Podcast] Le proket Kaukura

Le Cercle, le podcast pour les freelances tech qui veulent gagner leur indépendance.

Voici la transcription de l’épisode :

[00:00:00.000] – Pierre

Bonjour Benoît.

[00:00:00.990] – Benoit

Bonjour Pierre.

[00:00:02.200] – Pierre

Bienvenue à toi, chère auditrice, chers auditeurs dans Le Cercle.

[00:00:06.810] – Benoit

Le podcast pour les freelance tech qui veulent gagner leur liberté.

[00:00:10.580] – Pierre

Aujourd’hui, nous allons aborder le sujet…

[00:00:13.630] – Benoit

Kaukura. Et s’il y a bien un sujet qui était symbole de liberté pour moi, c’était ce projet-là.

[00:00:20.830] – Pierre

Mais là, ce que tu peux nous en dire un peu plus, c’est quoi, Kaukura, Benoît ?

[00:00:24.490] – Benoit

Kaukura, c’est une île, je crois, en Polynésie française. Donc, si tu regardes sur une carte, ça existe vraiment. En fait, si tu regardes sur Google Maps, c’est une île qui existe. J’étais en plein de lecture de la semaine de quatre heures ou alors ça devait pas faire très longtemps que je l’avais lu. Et je cherchais un nom pour mon nouveau projet et c’était Kaukura. Et mon grand rêve à l’époque, c’était de gérer ce projet-là depuis Kaukura. Donc, j’avais cette vision où je me voyais sur la plage à gérer mon projet qui était en un revenu plus ou moins passifs et qui me permettait de vivre en travaillant quelques heures par semaine et de profiter d’une très belle vie.

[00:01:06.910] – Pierre

Donc, on est en quelle année, là ? Tu te souviens ?

[00:01:09.180] – Benoit

Mon Dieu ! Oui, je dirais 2011, un truc comme ça ?

[00:01:18.080] – Pierre

Donc, on est en 2011, il y a 13 ans et tu te dis: Je vais lancer un logiciel qui s’appelle Kaukura, parce que mon objectif, ça va être d’en vivre sans faire grand-chose depuis l’autre bout du monde.

[00:01:30.600] – Benoit

Exactement. C’était aussi une période où je rêvais d’un tour du monde en bateau, en famille. J’étais en plein trip, nomade digital, voyage Tour du monde, un truc comme ça.

[00:01:44.120] – Pierre

À ce moment-là, tu es quoi ? Tu es dev ? Tu es dirigeant d’entreprise, tu as des salariés ?

[00:01:48.280] – Benoit

À ce moment-là, je viens de me lancer en indépendant. Je n’ai pas de collaborateur, je suis un dev. Pas encore. Les collaborateurs viendront après, genre un an plus tard, un an de plus tard.

[00:02:01.390] – Pierre

Tu as choisi le nom, mais il fait quoi, Kaukura ?

[00:02:04.080] – Benoit

Kaukura, c’était un ATS, un Application Tracking System. En gros, c’est une CVTech, on rentre dans les logiciels RH, dans ce truc du “comment tu collectes les CV” ? Comment tu les tries et comment tu les gères, voilà.

[00:02:21.040] – Pierre

Comment on se lève un matin en tant que dev en 2011 et on se dit qu’on va créer un ATS ? Pourquoi ?

[00:02:27.640] – Benoit

Parce que tout simplement, j’avais un poste à ce moment-là, j’avais repris un poste de directeur technique, j’avais un gros besoin de recrutement. J’avais déjà remarqué que juste avant, dans mon expérience précédente, en tant que directeur technique, le recrutement, c’était un sujet. Et en fait, j’en avais tout simplement besoin, moi. Donc, je commence. Et puis, c’était une époque aussi où j’avais très envie de me mettre à une nouvelle techno. J’avais réfléchi, je regardais qu’est-ce que j’avais envie d’explorer. Et j’étais tombé sur 37 Signals, les fondateurs de de Rails, de Base Camp, qui parlaient beaucoup et je m’étais dit: À quelle boite j’ai envie de ressembler ? À eux ? Qu’est-ce qu’ils utilisent comme stack techno ? Parce que si tu veux, je partais du principe que si tu voulais comprendre et imiter une manière de fonctionner, il faut aussi en connaître le langage. Donc, j’avais choisi Rails et il me fallait un projet d’application pour Rails. Du coup, j’ai commencé par me faire mon truc pour moi. Et puis, je me suis dit: Tiens, et si je le vendais après ce truc-là ?

[00:03:32.700] – Pierre

Tu as quand même fait un truc de base qu’on conseille à tout le monde, c’est Réponds à un besoin réel. Ça, déjà, tu l’as fait ?

[00:03:41.610] – Benoit

C’était le truc de départ. Il y avait ce C’est-à-dire que j’avais besoin de me remettre à jour en termes de techno. Moi, j’avais passé des années… Je pense même que je peux dire, j’étais un peu passé à côté du Web, c’est-à-dire que j’avais fait tout mon début de carrière dans des stacks C++ pour desktop, même si on faisait un petit peu embarquer. Le web, c’était assez périphérique dans les projets. Là, je sentais bien qu’il fallait faire un update. Ça respecte au moins deux principes qui sont: si tu veux monter en compétence sur une techno, fais un projet perso et si possible, qui répond à tes besoins. Sur ça, j’avais coché les cases.

[00:04:19.580] – Pierre

Ok, donc on répond à un besoin, on lance un truc qui s’appelle Kaukura, mais tu fais quoi ? Tu fais pour toi ? Ça fonctionne, puis après, tu le vends ou tu te dis tout de suite, avant de faire la première de code, je vais le vendre.

[00:04:31.250] – Benoit

Non, je ne sais plus exactement où j’en étais, mais à la base, c’était pour moi. Peut-être que j’avais une petite idée derrière la tête, mais au début, c’était vraiment pour moi. Et finalement, j’en discute avec les recruteurs, avec les sociétés avec lesquelles je suis en relation. Parce qu’à ce moment-là, encore une fois, je suis fraîchement nommé directeur technique et j’ai besoin de recruter une équipe. Et j’en discute avec les gens et ça me donne l’impression qu’il y a un marché. Parce que tout simplement, avec le recul, je me dis: Il y avait un marché et en même temps, les gens avec qui je suis en train de discuter, ce sont quelque part un peu mes fournisseurs, donc ils n’ont aucun intérêt à me dire que je fais de la merde et que ce que je fais ne sert à rien. Disons qu’il y a un léger billet dans mon échantillonnage, même si finalement, certains de ces personnes-là deviendront clientes. Donc, ce n’est pas complètement faussé non plus. Il y avait quand même un marché.

[00:05:21.510] – Pierre

Si on en parle aujourd’hui, c’est qu’à priori, tu t’es planté quelque part.

[00:05:26.380] – Benoit

Grave. Là où je me suis planté et où je pense que ce projet a été le point de départ de beaucoup d’autres choses derrière, dont Artisan développeur, qui lui-même aura donné le cercle. Donc, quelque part, on peut dire que Kukura a été un point de départ, quelque part, dans ce chemin qui m’a amené aujourd’hui au cercle. Là où je me suis Je me suis gravement planté, c’est sur le marketing. Et même, c’est pour te dire, c’est là où j’ai touché du doigt mon incompétent sur le sujet, c’est que je discute avec un entrepreneur pour lui présenter le projet, qui est dans le milieu du recrutement, pour voir un peu ce qu’on peut faire ensemble. Et il me regarde, je vois encore son regard à la fois rempli de tendresse et de consternation quand il me parle de: Quel est mon avatar ? Quelle est ma cible ? Quel est mon marché ? Qui j’adresse ? Comment ? Voire dans mes yeux, Je pense que je je ne devais être très convaincant et je vois dans ses yeux une forme de désespoir, en fait, mais enrobé de tendresse. Et là, il me regarde et me dit: « Ah ouais, tu ne connais vraiment rien au marketing ».

[00:06:27.290] – Benoit

Et je reste bouche-bé, en fait, parce que Je ne sais même pas de quoi il me parle. Je ne suis même pas conscient de mon incompétence à ce moment-là.

[00:06:35.000] – Pierre

Ouais, tu pars de loin, tu es un techoss, tu as une idée d’un projet, ça répond à un besoin que tu as toi, mais ça s’arrête là. Et puis, en plus, tu es entouré de gens qui ont envie d’être gentils avec toi.

[00:06:46.640] – Benoit

Ouais, exactement. On est dans les billets parfaits pour foirer ces interviews. Au final, je vais quand même réussir à en vendre quelques-uns. C’était sous forme d’abonnement. Autre point positif, Kaukura restera quelque part breakeven, parce qu’à un Il y a un moment aussi où je fais appel à des prestataires pour m’aider à développer parce que je n’ai pas le temps de m’en occuper. Ça, c’est des trucs qui ont plutôt bien marché. Maintenant, là où j’ai eu un vrai problème, c’est que je n’ai pas vraiment trouvé mon marché et puis je ne savais Je ne sais pas comment l’adresser. Je faisais de la vente vraiment un à un pour vendre des trucs à quelques dizaines d’euros par mois. Ce n’est pas du tout rentable. Et puis surtout, je ne savais pas à qui je m’adressais très vite. Il s’avère que ce marché Là, quand tu regardes un petit peu, il y avait des finesses à aller chercher. C’est-à-dire que le profil de la SS2i n’est pas tout à fait le même que le profil du chasseur de tête qui lui-même n’est pas tout à fait le même que le petit cabinet de consultants. Donc, il y avait une cible, une niche vraiment à aller chercher.

[00:07:47.840] – Benoit

Il aurait fallu, je pense avec le recul, comprendre cette niche et aller répondre à d’autres de ses besoins, répondre à des besoins plus complets pour amener quelque part un espèce de RP complet. Moi, j’ai adressé que la partie recrutement et même une partie particulière du recrutement qui est quelque part la CVTech. Il aurait fallu que de ce point de départ-là, je vienne outiller plus globalement pour en faire un logiciel assez complet qui réponde à une cible précise. Sauf qu’à ce moment-là, moi, j’étais persuadé. J’étais sur un parti pris qui était de dire: Je préfère faire un petit truc et le faire bien, ce qui, je pense, est une bonne approche si ce Ce petit truc amène assez de valeur. En fait, ce que j’ai compris, mais après, c’est que… J’ai vu d’autres logiciels qui s’étaient lancés un peu en même temps ou qui faisaient des choses qui ressemblaient un peu, qui, eux, ont fonctionné. Et quand j’analyse, à postériori, pourquoi ? Parce qu’en fait, ils sont allés répondre à une palette complète de besoins dans un type de métier, en fait.

[00:08:56.090] – Pierre

Bon, s’il n’y a pas de besoins, le produit ne sert à rien. Ça, c’est classique. Mais comment tu t’en rends compte ? Il y a un jour où tu te dis: Je fais de la merde ?

[00:09:07.240] – Benoit

Comment je m’en rends compte ? Il y a eu des moments de solitude. Alors, il y en a un qui m’a beaucoup amusé. Un jour, sans faire exprès, évidemment sans faire exprès, mais je crame la base de mots de passe et je n’ai aucune réclamation. Personne ne vient me dire: J’ai un problème d’accès. Quand je prends conscience de ça, Je me pose deux, trois questions. Pourtant, des comptes, j’en ai. Je fais de la pub AdWords, il y a des comptes qui viennent, qui se créent. Moi, j’ai l’impression d’être sur des rails. Et c’est quand je regarde un peu les données qui sont dedans, et notamment que j’ai un email d’un chauffeur de taxi indien qui me demande comment faire pour choper un job, en gros. Et là, je me dis: Peut-être que mon ciblage n’est pas tout à fait adapté. Et peut-être que mon message n’est pas très clair. C’est-à-dire comment est-ce qu’un chauffeur de taxi arrive sur mon truc et s’imagine que ça va répondre à son besoin ? J’ai peut-être raté un truc quelque part. Parce que oui, je l’ai pas dit, mais à la base, le logiciel était en anglais. J’ai tout de suite voulu être anglophone.

[00:10:15.460] – Benoit

Ça, par contre, je pense que ça fait partie des conneries. Déjà, si j’avais su adresser un marché francophone, avec qui j’étais capable de parler en direct, ça aurait été quand même beaucoup mieux.

[00:10:25.450] – Pierre

Ok, donc qui est ma cible ? Quel est son besoin ? Un marché francophone ? Et ensuite ?

[00:10:32.880] – Benoit

Ensuite, je pense qu’à ce moment-là, tu vois, tout ce qu’on se dit là maintenant, cette analyse-là, je suis capable de la faire rétrospectivement, mais dans l’instant, je n’en suis pas capable. Je ne sais plus pourquoi Exactement, mais à un moment où je décide de tourner la page, probablement que je devais me fatiguer. Je pense que je n’y voyais pas d’issue, tu vois, quand j’essaie de me remettre un peu dans le contexte. C’était épuisant de vendre une licence, même si c’était un peu rémunérateur, c’était quand même épuisant et ça coûtait trop cher. Je voyais bien que le modèle, il n’allait pas tenir la route. S’il me fallait des heures et des heures à moi de vente. J’avais le même effort que pour vendre un ERP complet en dizaines ou en centaines de milliers d’euros, alors que c’était pour quelques centaines d’euros par mois. Clairement, ça ne valait pas le coup. En tout cas, je ne pourrais pas en vivre. Et je pense que la fatigue m’usant… Oui, et puis il y a une espèce de truc aussi, c’est que le logiciel, du coup, il fait sa vie, mais il faut faire des mises à jour de sécurité. Il y a certaines mises à jour qui se font un petit peu plus durement que d’autres, donc ça, ça veut dire des coups.

[00:11:34.380] – Benoit

Et si ça y est, ça me revient, c’est tout simplement que c’est quand le dernier client s’en va, j’éteins le serveur, en gros.

[00:11:40.340] – Pierre

Il ne faut pas la faire courte.

[00:11:41.910] – Benoit

Le point positif, quand même, c’est que j’aurais des clients qui m’auront suivi pendant quelques années. Ça, ça a carrément été un point fort. Mais le dernier client partant, j’ai plus l’énergie d’aller en chercher de nouveau. Je sens bien que mon effort n’est pas pertinent et donc je décide d’arrêter.

[00:11:58.640] – Pierre

Ok, donc une cette expérience un peu à la dure avec les choses que tu fais à l’envers ?

[00:12:05.780] – Benoit

Ouais, une expérience hyper enrichissante qui ne m’aura finalement pas coûté grand-chose à part mon temps. Donc, avec le recul, je me dis: J’ai quand même beaucoup appris sur mon incompétence, sur des erreurs que j’ai pu faire. Et puis l’envie de se former. Et c’est ça qui, quand je te dis, c’est ça qui a amené à d’autres choses. Là, je me casse les dents sur ce sujet du marketing. Juste après, je vais prendre conscience que j’ai le même problème, finalement, dans mon activité, qui était une activité qui était une activité de SN. Et du coup, un jour, je me rappelle très bien, je pense que c’était un 2 janvier, il me vient une colère noire de ne pas comprendre quel est ce sujet, qui est le marketing. Parce qu’autant la vente, je me débrouille, la tech, je me débrouillais bien, mais le marketing, vraiment, j’avais cette image de fumeur de bambou qui ne servait pas à grand-chose à part nous casser les pieds. Et je me revois avoir cette espèce de colère noire, noire, noire, de colère contre moi, d’incompétence, et de me dire: OK, je n’arrêterai pas tant que je n’aurais pas compris ce qu’est ce truc, et à quoi ça sert, et comment ça marche.

[00:13:14.750] – Benoit

Et là, je me jette à fond dans le marketing. Vraiment, au début, c’est du chinois complet pour moi, tout ça. Et petit à petit, je finis par apprendre, comprendre des trucs et je mettrai tout ça en œuvre dans un projet d’application qui, à la base, était juste un projet pour m’entraîner qui est artisan développeur et qui m’aura accompagné pendant six ans.

[00:13:34.890] – Pierre

Donc, tu as une frustration de ne pas y arriver et tu transformes ça en: En fait, je vais défoncer le sujet, je vais aller travailler au bout du truc, au bout du… Voilà. En gros, il faut que ça devienne une force.

[00:13:50.470] – Benoit

Exactement.

[00:13:51.420] – Pierre

Et si aujourd’hui, on devait murmurer quelque chose à l’oreille du Benoît de 2011, une des taux d’eau, des points de passage, on dirait quoi ? Pour ceux qui nous écoutent, tu lui dirais quoi aujourd’hui ?

[00:14:04.760] – Benoit

Je lui dirais d’abord: inscris-toi au cercle, mec. Tu rigoles ? Ceux qui m’écoutent, ça va faire un message d’auto-promo à fond. Mais en fait, j’ai créé le cercle pour ça. Un des leviers forts de motivation, ça a été de me dire: bordel, pendant toutes ces années, j’ai quand même bien ramé, je me suis pris des murs. Et si on évitait à d’autres freelances de se prendre les mêmes ? Parce que j’ai un peu l’impression qu’on y repasse tous par là. Et si on proposait un coup de fil, un espèce de fast track pour que les prochains, ils aillent plus vite et qu’ils évitent les mêmes erreurs. Donc vraiment, c’est dans la genèse même du cercle. Et blague à part, si je devais dire un truc à mon Benoît dès l’époque, c’est: Choisis une cible et focus-toi là-dessus encore. Ça aurait été: Apprends à connaître vraiment ta cible et comment tu vas la toucher, comment tu vas lui parler, qui sait exactement, Finalement, tu crois que tu as une cible, mais en fait, tu en as trois, choisis-en une et focus-toi à fond là-dessus et fais-lui une offre irrefusable.

[00:15:07.900] – Pierre

Donc, si on récapitule, Kaukura, c’est le grand-père du cercle. Il y a eu Kaukura, il y a eu Artisan-développeur et maintenant, il y a le cercle. Et en de ces trois projets complètement différents, mais qui sont liés entre eux.

[00:15:21.030] – Benoit

Ils sont liés par mon expérience, tout à fait. Ça a été mon cheminement.

[00:15:25.990] – Pierre

Donc, à toi qui nous écoute, étape numéro une, rejoins le cercle. Je ne sais pas si c’est la numéro 1, mais on va la mettre en numéro une. Étape numéro deux: définis précisément ta cible, ton persona, c’est deux mots pour dire la même chose, et sois sûr de comprendre son besoin. Et il y a de fortes chances qu’en fait, ta cible, elle soit multiple et que dans ce que tu es en train de définir, il y en ait deux, trois, quatre, cinq. Ça veut dire qu’il faut encore la recouper en trois ou en cinq.

[00:15:57.040] – Benoit

Ouais, je pense.

[00:15:58.990] – Pierre

Ok. Et une fois que tu as fait ça ?

[00:16:01.890] – Benoit

Voilà, après, ça dépend trop de la situation, mais si déjà tu as ça, que tu as une acquisition qui commence à faire ses preuves et que tu es capable de toucher 10, 20, 30% de ton marché potentiel, là, tu peux te C’est la question de comment tu grandis, je pense. Mais je pense qu’éventuellement, on peut être adressé à plusieurs cibles sur une même base logicielle ou pas. Parce que finalement, tu te rendras peut-être compte que ça te suffit pour vivre. Encore une fois, l’objectif initial, c’était de générer quelques milliers d’euros par mois. À coups de 100 ou 200 € par mois, je n’avais pas besoin de… Je n’avais pas besoin de millions d’utilisateurs.

[00:16:36.790] – Pierre

À toi qui nous écoute, tant que tu te poses la question de ce qu’on appelle une traction, c’est qu’il n’y en a pas. Le jour où tu touches le bon utilisateur avec le bon message, au bon moment, que tu réponds bien à son besoin, ce jour-là, le biz, il arrive.Tu le sens.Exactement.Tu le sens.

[00:16:55.850] – Benoit

Tu le sens. Exactement. Tu le sens. En fait, tu ne poses pas la question. Ça, je l’ai que j’ai vécu avec Artisan développeur et c’est tellement fort. J’ai senti de l’attraction avec Artisan développeur. J’ai senti ce que ça voulait dire et j’ai aussi compris à ce moment-là qu’avant, je n’en avais vraiment pas.

[00:17:10.240] – Pierre

Exactement, mais moi, c’est un truc que j’ai retenu, que j’ai entendu de startup La peur que moi, j’ai vécu aussi. C’est tant que tu te poses la question-C’est qu’elle est pas. C’est qu’il y a un truc qui ne marche pas. C’est: Est-ce que ce n’est pas la bonne cible ? Est-ce que ta cible n’est pas suffisamment précise ? Est-ce que tu ne sais pas l’adresser ? Parce que des fois, tu as la bonne cible, tu as le bon besoin, mais juste, tu lui parles pas correctement ou pas au bon endroit ou pas avec le bon niveau de langage. Tant que ça fonctionne pas, tant que tu te poses la question, c’est que t’es pas au bon endroit et qu’il faut ajuster. C’est ça qui est difficile, c’est-à-dire qu’il y a beaucoup de paramètres d’ajustement. Je peux te le promettre, c’est que le jour où tu as une traction, tu arrêtes de te poser la question et tu as d’autres problèmes.

[00:17:55.560] – Benoit

Oui, j’avais entendu une fois un gars qui disait: Tant que tu n’arrives pas à cette situation où tu n’arrives pas à empiler les serveurs assez vite pour répondre à la demande, c’est que tu n’as pas de traction. Là, je pense que c’est un cas un peu peut-être extrême, mais ça désigne bien le truc de dire si tout est sous contrôle, si tu gères le truc tranquillement et que tu arrives à tout gérer paisiblement, c’est que tu n’as pas cette fameuse traction. Et puis, moi, j’ai envie d’attirer l’attention sur un autre point aussi. Quel projet tu as envie de faire pour répondre à quel besoin ? Et en gros, qui es-tu ? Parce que quelque part, ce projet, Kaukura, c’est aussi la photo d’un Benoît à un instant donné. Aujourd’hui, je n’ai pas les mêmes envies, je n’ai pas les mêmes ambitions, je n’ai pas les mêmes aspirations. Je ne referai probablement pas un Kaukura ou en tout cas pas de cette manière-là. Et ça, c’est quelque chose que je trouve super, qu’on aborde dans le cercle. C’est qui est-ce qu’on est pour aligner ces projets, ces envies, notamment si tu es dev et que tu as envie de faire un SaaS ou si tu es tech et que tu as envie de faire un SaaS, d’aligner ça avec qui tu es.

[00:19:00.630] – Benoit

Parce que ma conviction, c’est que c’est en alignant ces deux choses-là, qui tu es avec ton envie et ton ambition, que tu vas pouvoir vraiment tout simplement faire ce qui te fait rêver. Tout le monde n’a pas envie de changer le monde. Moi, par exemple, ça n’a jamais été ma grande considération. J’en vois qui rêvent de faire bouger les choses à une échelle nationale, voire internationale. Moi, je sais que ce n’est pas quelque chose qui m’a drivé jusqu’à maintenant. J’aurais largement préféré avoir mon petit sas qui tourne, ma centaine de clients et j’aurais été très heureux.

[00:19:31.960] – Pierre

Toi qui nous écoutes, si tu te poses des questions, si tu te dis: Qu’est-ce que je fous là en ce moment ? Moi aussi, je suis en train de travailler sur mon propre Kaukura. Que ce soit un logiciel ou autre chose. Ça peut être une formation en ligne, ça peut être une formation dans la vraie vie, ça peut être organiser son temps, son équilibre pour vie perso, sortir de la régie. Si tu te poses ces questions, c’est peut-être le moment d’aller un pas plus loin et de sortir du questionnement et peut-être de commencer à avoir des réponses. Et donc, Benoît et moi, on t’invite à regarder ce qu’on fait sur Le Cercle. Donc, on t’invite à venir sur lecercletech.com. On a plein de choses à te proposer, plein de contenu et on ne peut pas te promettre qu’on va apporter des réponses. Par contre, on peut te promettre qu’on va te poser les bonnes questions ou en tout cas la méthodologie qui va te permettre d’avancer sur le chemin. Et encore une fois, on ne le fera pas à ta place, mais on peut cheminer à côté de toi et c’est ce qu’on propose avec le cercle.

[00:20:27.240] – Pierre

Merci Benoît. À bientôt.

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